En raison des règles de l'Education nationale en matière de retraite, me voilà depuis peu émancipé de mes fonctions de professeur de mathématique en classe de MPSI. Sans réellement l'avoir souhaité, la disponibilité que je trouve me conduit à nouveau par le chemin du questionnement mathématique dont je m'étais éloigné pour les besoins de l'enseignement. Il ne s'agit pas d'une reprise à proprement parler : il y a des concepts que je n'arriverai plus à manipuler, comme ceux de Cohomologie locale, Suite spectrale et bien d'autres. Tant d’années à étudier des suites réelles, des intégrales généralisées, des matrices et des polynômes annulateurs me font sentir loin de ces abstractions qu'autrefois j'assimilais avec bonheur. En revanche, par la pratique de l'enseignement de la mathématique supérieure, il me semble avoir acquis des habitudes et des structures de pensée non moins intéressantes et efficaces. La retraite approchant, puis devenant graduellement une réalité, voici venu, me suis-je dit, le temps des synthèses.

Je voudrais dédier ce site, que j’espère pour longtemps en construction, à "Monsieur Tapie", le professeur de Lycée, qui m’a donné le goût des problèmes, à Shmuel Rosset qui, à l'Université, m'a dévoilé l'aspect profondément créatif des mathématiques et surtout à ma grand-mère, qui a consacré sa vie d'après la Catastrophe à m’élever, à Ada, à mon petit-fils Solal.

Je remercie enfin les éditions Vigdor qui m'accueillent.

Patrick Teller
octobre 2016